D'Esquel a Coyhaique
Nous avons quitte Bariloche samedi midi comme prevu. La pluie nous a obliges a remballer la tente toute mouillee, quel bonheur ! Le voyage pour Esquel s'est tres bien passe, et arrives a Esquel,nous sommes alles du terminal de bus a l'auberge que nous avions repere a pieds (un bon gros kilometre) avec comme d'habitude un sac sur le dos et un sur le ventre. La chance toujours de notre cote, l'hotel est ferme pour travaux et la propietaire nous dirige vers un autre...ferme pour travaux egalement. Basse saison oblige...,nous retraversons le centre ville en quete d'un toit, mais le prix est beaucoup trop eleve pour nous... nous traversons une ultime fois le centre et trouvons enfin un hotel abordable et plutot agreable. Nous optons pour le dortoir, chambre la plus economique, et nous sommes seuls dedans, ce qui le transforme en grande chambre privee !
Nous avons rencontre des belges francophones a l'hotel, qui voyagent avec leur enfant de 6 mois...chapeau bas ! Tres sympathiques,et toujours aussi agreable de pouvoir echanger avec d'autres routards.
Le dimanche, c'etait le jour de la fete des meres en Argentine ( dia de la madre ), pour feter l'evenement,nous avons passe la journee a l'auberge pour nous reposer. Au bout de trois mois de vadrouille, c'est fou ce que ca peut faire du bien! Nous avons pu profiter pour la premiere fois des bienfaits d'un bon bain chaud, et avons alterne entre couture, internet et cuisine !
Lundi matin nous avons attrape de justesse l'unique bus avant vendredi pour la frontiere argentino chilienne. Un bus desert une fois arrive a la frontiere, a tel point que nous nous sommes retrouves seul avec le chauffeur et un gendarme frontalier, et que Pierre s'est retrouve a fumer dans le bus avec le chauffeur !!! 1h30 plus tard, les rois de la contre-bande reiterent l'exploit en passant un nouveau fromage au Chili !!! Nous avons une correspondance de 10 minutes pour rejoindre le village frontalier de Futaleufu, cote Chilien et apres plus rien... Il est 10 heures du matin : que faire ? prendre un chambre et attendre jusqu'a demain matin l'unique bus qui permet de quitter le village ou attendre sur le bord de la route en tentant l'auto-stop ? On opte pour la deuxieme, et prenons place sur un trotoir puis sous un abris bus. Il a fallu attendre 3 heures pour trouver l'unique voiture qui partait dans notre direction. Le chauffeur nous prend a bord de son pick-up et se transforme en guide touristique.
Nous mettons 1h30 pour faire les 80 kilometres qui nous separent de la carretera austral, avec explications et arret photos !!! Une perle ! Il nous depose au carrefour entre la piste pour l'Argentine et la Carretera Austral, la route la plus au sud du globe, enfin plutot la piste de terre ! Un village fantome la borde.
Il est 15 heures, et decidons d'essayer d'avancer a nouveau un peu plus en stop, et si ca ne marche pas a 18h30 nous irons trouver refuge dans le patelin. Mais la patience finit toujours par payer, une fois encore, l'unique voiture qui quitte le patelin nous prend jusqu'au village suivant. En route, nous papotons et le chauffeur nous propose de nous descendre encore plus loin, car il prend la route ce soir pour Coyhaique, ville que nous visions. Nous acceptons, lui proposons de partager les frais, mais nous essuyons un refus categorique ! Arrives au village suivant, on se retrouve chez lui ! Il ouvre la porte : " Ici c'est les toilettes, si vous voulez prendre une douche c'est la,prenez du cafe ou du the, vous voulez du pain? Si si prenez du fromage avec ! Venez on va visiter le chantier derriere la maison !!! " Excellent ! On etait comme de vrais invites, une hospitalite incroyable. Vers 19 heures nous avons donc pris la route avec Luis, et sa compagne Daniela, et avons parcouru les 300 kilometres qui nous separaient de Coyhaique. Durant les 6 heures de route, nous avons eu le droit a l'arret photo lors du passage dans le fjord de Puyuhuapi, et meme se voir offrir des plaques de chocolats !
Une fois arrives a Coyhaique, nous avions repere un hebergement, Luis tourna en ville pour nous y deposer,mais pas de chambre de libre...nous avons donc suivi Luis a l'hotel ou il comptait descendre, et ce fut l'occasion de s'offrir une nuit trois etoiles !!! Une journee qui s'acheve a 2 heures du matin, mais a classer parmi les meilleures depuis trois mois ! On ne remerciera jamais assez nos deux conducteurs, et nous restons bouche bee devant l'hospitalite chilienne.
Aujourd'hui, mardi 18/10, rien de bien folichon, nous avons programme la suite de notre descente vers l'extreme sud, et avons decide de prendre un bus jusqu'au prochain village et de retenter la descente en stop, qui demande beaucoup de patience et de chance,mais qui a enormement plus de charme qu'une compagnie de bus ( qui de surcroit sont tres rares voire inexistantes par ici !)
A tres vite
P&M