Mendoza
Que de bouleversements depuis la fin de la Bolivie ! On retrouve petit a petit la civilisation, les grandes villes et les prix exhorbitants dignes de l'hyper centre parisien.
Et dans la categorie grande ville, on peut y ranger Mendoza. 1 000 000 d'habitants grouillent dans cette ville aux allures europeennes. Au temps de la conquete espagnole, Mendoza etait une ville tres importante car situee en carrefour sur les differents axes commerciaux. Malheureusement, en 1862, la terre a tremble, et Mendoza fut en grande partie detruite. Aujourd'hui, il ne reste plus grand chose de l'architechture coloniale, pourtant si belle et qui donne tellement de vie aux villes sud americaines. La ville a ete reconstruite en grands boulevards, tres larges et des constructions basses, pour prevenir d'un prochain seisme et donc en limiter les degats. Ceci donne donc un cote agreable a cette ville, tres aeree.
Nous sommes arrives a Mendoza lundi matin apres un trajet bien eprouvant de 15 heures de bus. Les distances en Argentine sont enormes. Comme d'habitude nous avons trouve facilement pour nous loger, mais Argentine oblige, les prix sont tres eleves. Pas de chance, le 26 septembre en Argentine, c'est l'equivalent de notre 1er mai : tous les commerces sont fermes ce qui enleve un peu de charme et d'interet au centre ville. Cela nous a pas empeches de decouvrir les differentes places de la ville et les quelques rares maisons coloniales encore sur pied.
Mendoza est aussi le fief de la production viticole argentine. 80 % de la production provient de la region de Mendoza. Alors la visite de la route des vins etait incontournable ! Il faut juste mettre de cote son orgueil francais et l'on peut "apprecier" certains des vins produits. Mais c'est pas l'extase non plus. Nous avons donc une fois de plus esquive les agences proposant des tours dans les bodegas, et avons pris le bus pour un village dans la ville de Mendoza du nom de Coquimbito. Nous y avons loue des velos chez un loueur tres sympathique, qui ne nous a pas menage ! A peine arrives, on nous sert une chopine en plastique de pinard en bombone retransvase dans une carafe, aucun interet gastronomique, c'est juste pour conditionner le client a la route des vins qui l'attend. Nous avons visite 2 bodegas, une fabrique de chocolats, liqueurs,de confitures et produits derives de l'olive, et une brasserie sans brasserie ou juste la degustation se visite ! Les visites ne sont pas folichonnes, les degustations curieuses, mais entre nous, le vin argentin ne casse pas quatre pattes a un canard. Ce qui casse bien les pattes en revanche, c'est de rendre les velos... : El señor Hugo (le loueur) nous a arrose de vin (toujours dans les gros godets en plastique, et toujours son nectar divin ! ) jusqu'a 20 heures 30. Pas de probleme, mais se relever de sa chaise apres... aie aie aie. Michaele s'est alors transformee en labrador et a ramene son aveugle en bus jusqu'a l'hotel...! Une sacree route !
La nuit fut bien douce pour Pierre ! Et le lendemain nous sommes partis au terminal de bus en quete d'un bus pour Santiago. Nous sommes en basse saison touristique, les bus sont quasiment vides (6 personnes dans le notre !) et donc les prix degringolent de plus de 60 %, on va pas se plaindre. 7 heures de route plus tard, apres avoir croise l'Aconcagua (le plus haut sommet des Ameriques), des pistes de ski, Nous sommes arrives a Santiago du Chili, la capitale ou nous nous trouvons actuellement. Petite anecdote, la frontiere argentino-chilienne est tres controlee. On ne peut pas passer de vegetaux, de lait, de viande ou de fromage...question de norme sanitaire. Arrives a la douane, Pierre se rappelle qu'il transporte un petit pochon ridicule de feuilles de coca, le douanier dit que si ce n'est pas en grande quantite, il n'y a pas de probleme... jusqu'a ce que Michaele declare au douanier que l'on en possede un Demi Kilo !!!! (confondant avec la Hierba Mate, de l'herbe hachee pour infusion qui n'a rien a voir avec la coca ). Mais le douanier et son chien on compris la confusion et nous on laisses entrer au Chili ...ouf !!! C'est que Michaele denoncerait toute la famille !!!...Sisi, mon mari il en a un demi kilo !!! quelle rigolade !
A tres vite pour les photos ( qui arrivent au compte goute, mais pas mal de problemes avec les ordinateurs toujours, et nos cartes memoires...) et les nouvelles de Santiago.
M & P